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Les entreprises représentent la base de notre développement et le moteur de notre croissance. Il est, dès lors, essentiel que nous suscitions leur création et que nous favorisions leur développement. Une nouvelle culture fait désormais son chemin chez nous : l’esprit d’entreprendre.
Cependant, la lutte demeure le plus souvent ardue pour les entreprises qui ne devront leur succès qu’à leur capacité à oser de nouveaux secteurs d’activité, à leur capacité de créativité et d’innovation. Les outils sont pourtant là et de nouveaux créneaux voient le jour. Il ne suffit parfois que d’un peu d’audace… Jean-Claude MARCOURT
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Lecture : « Wallonie 2.0. Nous étions une puissance économique, nous pouvons le redevenir », Jean-Yves Huwart, 2009, ed. Le Cri. Jean-Yves Huwart est journaliste économique. Il a travaillé dix ans dans la presse économique belge (L’Echo, Trends-Tendances auxquels s’ajoutent des publications occasionnelles dans d’autres médias). Ses sphères de compétence recouvrent les thèmes liés à la globalisation de l’économie, les nouvelles technologies, les télécommunications, les transports, l’énergie ou les questions de corporate gouvernance. L’économie wallonne a connu son heure de gloire. Elle était parmi les économies les plus performantes au monde au 19ième siècle. Aujourd’hui, notre économie végète dans le ventre mou des économies européennes en retard de développement. Le livre de Jean-Yves Huwart revient sur l’âge d’or de l’économie wallonne et envisage les remèdes pour que notre économie redevienne compétitive. Dans son livre, Jean-Yves Huwart revient sur les facteurs qui ont fait le succès de la Wallonie au 19ième et début du 20ième siècle. Notre région a connu des entrepreneurs créatifs et volontaires qui ont marqué l’histoire économique de notre région : Boël, Empain, Warocqué, Solvay, Gendebien… Ces capitaines d’industrie pouvaient compter sur de la main d’œuvre hautement qualifiée, des matières premières disponibles rapidement et en quantité suffisante. Mais au-delà de cela, ils étaient se trouvaient dans un contexte politico-administratif favorable : peu de contraintes et des a priori positifs de la part des autorités publiques. Leurs projets suscitent l’intérêt (on se dit pourquoi pas ?) avant de voir les obstacles. Enfin, et c’est un élément qui est loin d’être négligeable, les entrepreneurs pouvaient compter sur un véritable partenariat financier. Les institutions financières étaient prêtes à prendre des risques pour les aider dans le développement de leur activité. Bien entendu, leur réussite ne s’explique pas uniquement par des facteurs externes (contexte politique, main-d’œuvre qualifiée ou disponibilité de capitaux à risque. Nos entrepreneurs avaient surtout une formidable ouverture d’esprit vers l’extérieur et une volonté de se maintenir continuellement à la pointe du progrès et de l’innovation. La volonté d’être toujours un pas en avant par rapport à la concurrence internationale et domestique. Résultat ? La Wallonie était une des économies les plus florissantes du siècle. La situation n’a malheureusement pas survécu aux guerres du 20ième siècle et la Wallonie se retrouve actuellement en milieu de classement des économies européennes. Il serait quelque peu vain et stérile de revenir trop longuement sur les raisons du déclin. Elles sont connues : inadéquation du marché de la formation par rapport aux exigences du monde du travail, frilosité du monde bancaire, complexité des cheminements administratifs, etc. L’important est de savoir de quelle manière donner un nouveau souffle à notre économie. La Région wallonne commence à améliorer le contexte de création d’activité. Le Plan Marshall et le Plan Marshall 2.Vert pose les conditions indispensables au soutien de nos entreprises : outils publics d’animation économique (Agence de stimulation économique, couveuses d’entreprises, Awex…), mobilisation des moyens autour d’un nombre restreint de domaines d’activités et de pôles de compétitivité, notamment. Ce dont nous avons besoin maintenant, ce sont des entrepreneurs et des entrepreneurs qui osent. Nous sommes passés d’une société industrielle à la société de la connaissance et nous entrons actuellement dans l’économie conceptuelle. L’élément clé de la réussite n’est plus la maîtrise de l’information (elle est disponible partout et en une fraction de seconde grâce à internet). Ce qui est déterminant, c’est notre capacité à créer, innover, avoir de l’audace. L’avenir n’est plus, en Belgique, à une économie industrielle. Les exemples récents dans les secteurs automobile et brassicole le démontrent à suffisance. Internet permet à tout qui a une idée de la développer avec un investissement de départ très faible. Aujourd’hui, les partons d’entreprises lancent un cri d’alarme : « laissez-nous entreprendre ». Dans notre économie wallonne où les secteurs public et non-marchand représentent une part très importante de l’emploi, il est essentiel de libérer les talents, la créativité et l’esprit d’entreprise. Encore faut-il que les Wallons ait le goût d’entreprendre. Bruno
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Visitez notre site Web « Flanders District of Creativity » : pour sortir de la crise économique, la Flandre développe ses outils de créativité et d’innovation pour ses entreprises. Comme partout ailleurs, les industries flamandes sont fortement touchées par la crise économique. Ce qui se traduit par des pertes d’emplois par millier. Dans ce contexte morose, notons cette initiative intéressante du Gouvernement flamand, qui a crée, en 2004, une agence de stimulation de la créativité entrepreneuriale. Flanders DC a pour objectif de susciter la créativité et l’innovation auprès des entreprises flamandes. Et ça marche ! Flanders District of Creativity (Flanders DC) est une agence créée en 2004 par le gouvernement flamand pour encourager la créativité des entrepreneurs flamands. Confronté au déclin de ses industries automobile, pharmaceutique ou textile, la Flandre se donne les moyens de dépasser son modèle économique industriel pour entrer de plein pied dans l’économie du 21ième siècle, l’économie de l’innovation. L’objectif affiché par Flanders DC est simple : faire de la Flandre une région plus créative, plus prospère et un lieu où il est agréable de vivre et travailler. Le moyen ? Développer la créativité entrepreneuriale des PME. Créativité entrepreneuriale : capacité des entreprises à trouver, de la manière la plus simple, des solutions meilleures et différentes à des attentes de la clientèle que ce que l’on peut trouver sur le marché. La créativité entrepreneuriale permet aux entreprises de réagir plus vite aux tendances et développements du marché. Cela suppose d’adopter une attitude créative dans tous les domaines d’activité et pas uniquement pour le marketing ou la création de nouveaux produits. Pour y parvenir, Flanders DC développe plusieurs types d’actions : organisation de séminaires (« The future summit », « Creativity world forum »), présentation d’expériences dans les écoles (des entrepreneurs viennent présenter leur succes story aux étudiants), réalisation d’études par le centre de compétences de Flanders DC. Les initiatives ne manquent pas et le résultat est là : l’industrie créative en Flandre produit annuellement 11 milliards d’euros de chiffre d’affaire et 4 milliards de valeur ajoutée. Cette industrie occupe actuellement plus de 50.000 personnes dans les domaines de la mode, du textile, du design, de la technologie… Le design, par exemple, est un secteur d’activité réellement porteur. Tom Kelley a participé à un évènement de Flanders DC : le Creativity Wolrd Forum. Il y a présenté les différentes facettes du design et de la créativité. Tom Kelley est Directeur général de la société IDEO. Cette société fait partie des leader du marché du design, compte plus de 550 collaborateurs et se définit comme créateur d’impact grâce au design. IDEO compte parmi ses clients des sociétés comme Procter & Gamble, Pepsi-Cola ou Samsung. Mais plus que tout le reste, ce qui est remarquable dans Flanders Distric of Creativity, c’est qu’elle crée des liens, des réseaux entre les entrepreneurs et Flanders DC. Les gens se parlent, échangent des expériences et cela crée une réelle émulation créative. L’économie de demain est celle de ces échanges et de la diffusion de son savoir-faire au travers de connexions rendues possibles par les nouvelles technologies de l’information et Internet. Bruno
Source : www.flandersdc.be
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Une idée en or : « Green it yourself », les jardins en kit d’Audrey Moureaux remportent le premier prix du concours, synonyme de concrétisation du projet. Doté d’un prix de 100.000 euros (25.000 euros cash et 75.000 euros en espaces publicitaires dans les journaux du groupe Sud Presse), le concours « une Idée en Or » proposait d’élire le meilleur projet de création d’activité. Le lauréat, ou plutôt la lauréate, de cette première expérience commercialisera prochainement des jardins en kit.
Présentation: Début 2009, le groupe Sud Presse (journaux La Meuse, La Capitale, La Nouvelle Gazette…) lance un concours doté d’un premier prix de 100.000 euros (25.000 cash et 75.000 euros en espaces publicitaires) : « l’Idée en Or ». Associée pour l’occasion au Cercle de Wallonie, Sud Presse propose de récompenser le projet jugé le plus original, prometteur et créateur d’emplois. L’idée est de développer l’esprit d’entreprise wallon en accordant un soutien financier et publicitaire à une initiative qui n’aurait sans doute pas vu le jour sans ce coup de projecteur. Près de 300 dossiers de candidatures ont été envoyés à la rédaction et parmi ceux-ci, 15 ont été retenus et accompagnés pendant 5 mois pour finalement déboucher sur une sélection de 3 projets. Le jury, composé de personnalités de l’économie wallonne comme Jean Stephenne (GSK), Eric Dombs (Paradisio), Eric Mestdagh ou Laurent Minguet (EVS) a élu, avec les lecteurs de Sud Presse (le vote du public comptait pour 50% des suffrages) le lauréat 2009. Audrey Moureaux, 24 ans, de Vezin, propose de vendre des jardins en kits pour permettre à Monsieur et Madame Tout-le-Monde de créer un joli jardin chez soi (tropical, désertique, japonais…) sans compétence particulière en jardinage. Il y a un an, Audray Moureaux avait une idée, maintenant, le projet est prêt à se concrétiser sous le nom «Green it yourself ». L’objectif du projet est de proposer des solutions d’aménagement extérieur faciles à utiliser et qui ne nécessite pas la présence d’un professionnel, même si l’on ne fait pas la différence entre un râteau et une pioche ou entre un frésia et un bambou. Green it yourself, c’est la possibilité pour tout un chacun de disposer d’un kit de jardinage, plantes comprises, qui permette de réaliser soi-même l’aménagement de son jardin, quelles que soient nos envies. Voilà une idée originale, qui a séduit tant le jury d’experts que les internautes et lecteurs des journaux du groupe Sud Presse, qui étaient invités à émettre des votes pour les différents projets en lice. Souhaitons bon vent à Audrey Moureaux et à son initiative. Bruno
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Visitez notre site Web Managers de l’année 2009, Exki réinvente la restauration rapide en faisant du bio avant l’heure. Le magazine Trends Tendances a élu les managers de l’année 2009 : les fondateurs des restaurants Exki, la restauration rapide de qualité. En 9 ans, ils ont développé en réseau de plus de 40 restaurants dans quatre pays d’Europe. La recette du succès ? Des produits naturels et un environnement convivial. Les managers de l’année 2009 sont connus : Frédéric Rouvez et Nicolas Steisel, les co-fondateurs, avec Arnaud de Meeûs, des magasins Exki ont reçu, fin décembre, la prestigieuse récompense du magazine économique Trends Tendances. Partis de presque rien en 2001, les deux compères se retrouvent, 9 ans après, avec un réseau de 43 restaurants disséminés dans plusieurs pays en Europe (Belgique, France, Luxembourg et Italie). Retour sur une histoire passionnante : Il y a dix ans de cela, la restauration rapide était synonyme de « Malbouffe ». Frédéric Rouvez, Nicolas Steisel et Arnaud de Meeûs se sont dit qu’il était possible de changer cette image et proposer des produits sains et de qualité. Cette avec cette idée en tête qu’ils ont ouvert le premier restaurant Exki, Porte de Namur à Bruxelles en 2001. Aujourd’hui, ils comptent 43 restaurants répartis en Belgique, en France, en Italie et au Grand-duché de Luxembourg. L’effet de mode et le succès des premiers mois auraient pu être éphémères. Pourtant, 9 ans après, l’enseigne se porte toujours aussi bien. Tentative d’explication : Faire de la restauration rapide avec des produits frais ne suffit évidemment pas pour garantir la réussite de l’entreprise. Il faut proposer du neuf, de l’innovant, quelque chose qui marque les esprits. D’abord, un nom et un logo qui accrochent le regard du client. « Exki » est né, avec un « i » en forme de carotte. Le ton est donné : les produits proposés seront naturels et équilibrés. Chez Exki, on ne mange pas des hamburgers frites mais des salades composées, des quiches aux légumes et on boit des smoothies aux fruits. On y trouve également des sandwiches, salades de pâtes, etc. mais avec des produits naturels, pour ne pas dire bio et sur base de recettes équilibrées. En plus d’une préoccupation pour la santé des consommateurs, la marque mise sur l’écologie et l’adoption de comportements éco-responsables. Exki a développé sa « Green Card » qui permet au client de soutenir des projets environnementaux du WWF, favorise le commerce équitable. La Green Card, carte de fidélité du magasin, permet au client de recevoir des cadeaux : un mug isothermique, une initiation à la vélo-éducation, un sac en coton bio… Pour construire son image, différente des autres chaînes de restauration rapide, Exki mise donc sur des produits naturels et frais, des recettes équilibrée pour la santé du consommateur, sur un message environnementalement responsable (diminution de l’emprunte écologique, tri des déchets, utilisation d’électricité verte…). L’aménagement des restaurants joue également un rôle important. L’idée était de proposer un cadre agréable et reposant : le choix du mobilier, de l’éclairage, de la décoration a été confiée à des artistes, designers pour créer cette ambiance chaleureuse. Tous ces éléments, qui semblent aller de soi aujourd’hui n’étaient pas acquis il y a 10 ans et c’est en cela que la démarche d’Exki est innovante et explique ce succès. Il faut proposer des idées nouvelles, des concepts créatifs pour susciter l’intérêt du client. Ensuite, toute la difficulté réside dans le fait de conserver sa clientèle et donc, de continuer à innover. C’est ce que fait Exki dans sa communication. Pour rompre avec l’idée que la restauration naturelle ou bio est plus cher que la restauration traditionnelle, la marque propose de répercuter une partie de la baisse de la TVA dans l’Horeca sous le slogan : « la TVA baisse, les prix aussi ». L’aventure se poursuit. A suivre donc ... Bruno
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Esprit d’entreprendre, créativité, innovation, audace. Telles sont les clés du succès pour le redéploiement économique wallon selon le Ministre Marcourt.
Dans un autre article de ce blog (Wallonie 2.0), la question de la capacité des Wallons à retrouver le goût d’entreprendre est posée.
Donnez nous votre avis : les Wallons sont-ils encore capable d’innovation, de créativité, d’audace ?